Enfin la suite de notre dossier sur The Legend of Zelda. Dans les parties précédentes, vous avez pu en apprendre plus sur cette série magique et admirer de nombreux titres consoles de la légende. Continuons notre périple avec cette troisième partie !


Place cette fois aux merveilles portables dont seul Nintendo a le secret, qu’elles soient sur GameBoy ou Nintendo DS ! Le titre Wii / GameCube sera également à l’honneur. Enfin, l’inconnu vous sera (peut-être) révélé à la fin de cette page…

Zelda se transporte
C’est en 1993 que Zelda et sa légende arrivent sur Game Boy. Intitulé Link’s Awakening, l’histoire se déroule sur l’île de Cocolint
Le comble de cet épisode est que la princesse Zelda elle-même n’y apparaît pas. Nous pourrions situer cette Spin Off entre les deux épisodes N64.
La console monochrome de Nintendo possède alors son propre épisode de la légende.
L’action se déroule sur une île déserte sur laquelle Link s’est échoué. Marine, une jeune fille de l’île soigne alors le héros.
Votre quête débute, et alors que vous recherchez le moyen de partir de l’île, vous vous rendez compte qu’un mal profond envahi ces lieux.
Qu’à cela ne tienne ! Si un héros est là, ce n’est pas pour rien !
Cet épisode est très agréable à explorer et malgré les évidentes carences techniques de la Game Boy, tout est plutôt bien réalisé.
Les donjons sont certes classiques mais variés et le jeu apporte son lot de surprises. Il se vendit tout de même à plus de 4 millions d’exemplaires dans le monde.
Ce chiffre plus qu’honorable a sans doute poussé Nintendo à ressortir son bébé 5 ans plus tard sur Game Boy Color (Link’s Awakenink DX).
Le résultat : Un très bon épisode de la saga revu graphiquement et pourvu d’un donjon supplémentaire entre autres.

C’est ensuite en 2001 que revient Zelda sur Game Boy Color.
En pleine préparation de la sortie de son Game Cube, Nintendo décida de laisser le développement d’une trilogie au studio Capcom.
Intitulés Mystical Seed, les trois épisodes devaient être chacun en rapport avec un fragment de la Triforce (la Force, la Sagesse, le Courage).
Finalement, le développement fut annulé et seulement deux épisodes virent le jour : Oracle of Ages et Oracle of Seasons.
Ainsi, Oracle of Ages se déroule dans le pays de Labrynna. L’objectif de cette aventure est de rétablir le cours du temps et de vaincre Veran, une maléfique sorcière.
Oracle of Seasons nous emmène dans le pays d’Holodrum. L’oracle des saisons a été enlevé par le général des ténèbres, Onox. Notre quête est donc de rétablir les saisons et de vaincre les vilains.
Ces deux épisodes justifiaient à eux seuls l’achat d’une GBA tant ils sont réussis.
Techniquement très aboutis, les deux titres se révèlent très différents voire même complémentaires.
Le plaisir d’explorer des donjons reste intact au fil des heures, et pour un Zelda, c’est bien là le principal.

Enfin, en 2004, la GBA se dote de son meilleur Zelda original : The Minish Cap.
Graphiquement somptueux, le titre nous permet d’explorer le monde des Minish.
Ces créatures sont en fait des sortes de lutins et la quête nous amène à visiter le monde du « dessous » et celui du « dessus »
La maniabilité est comme toujours au rendez-vous et les compositions sonores, malgré les limites de la GBA, sont très réussies.
La durée de vie reste très honnête mais il faut bien avouer que l’exploration des 6 donjons du jeu et des quêtes annexes se fait assez rapidement.
Cela reste toutefois un superbe épisode qui a permet de sublimer la GBA.

La navigation en toile de fond
Rassuré par le succès critique et joueur de The Wind Waker, Nintendo nous propose une nouvelle aventure haute en couleur sur Nintendo DS
Phantom Hourglass reprend le principe de l’épisode Game Cube, mais sur une console portable.
La console nous prouve qu’elle en a dans le ventre en nous proposant de très beaux décors et animations.
Le passage entre le stylet, la croix directionnelle et les différentes touches reste instinctif, comme toujours avec un Zelda.
La durée de vie est conséquente bien que le titre puisse paraitre un peu court. Cela est sans doute du au nombre de quêtes annexes relativement faible.
Coté scénario, rien de bien nouveau. Nous devons toujours sauver la veuve et l’orphelin et on regrette que l’histoire ne possède finalement aucune surprise digne de ce nom.

Depuis Noël dernier, exit les voyages en bateau, et bonjour les explorations en train !
Ce nouvel opus baptisé Spirit Tracks nous offre une nouvelle aventure Cel Shadée sur Nintendo DS.

Zelda GameCube ou Wii ?
La question se pose en effet lorsque l’on regarde la polémique autour de Twillight Princess.
Il était initialement prévu sur la console cubique de Nintendo, bien avant même la présentation de sa Wii.
Pourtant, les rumeurs grossirent de plus en plus autour de l’abandon de la version GameCube pour en faire un épisode exclusif à la Wii.
Pourtant, devant la pression des fans, la firme au plombier céda et proposa finalement le titre sur les deux consoles.
Graphiquement, Le jeu est tout simplement magnifique et on ne peut dénoter que de faibles différences entre les deux versions.
Du point de vue Gameplay, Nintendo a mis les petits plats dans les grands.
Comme toujours, c’est parfait de ce coté là. Que ce soit à la manette Wii ou GameCube, Link se contrôle aisément et obéit au doigt et à l’œil.
Le jeu est aussi très plaisant. Certes, il n’a pas l’aura du premier épisode N64, cependant il propose une aventure riche et dépaysante.
La durée de vie est également conséquente même si l’on regrette la facilité déconcertante du titre et l’absence de « vrais » à cotés.
Finalement, c’est un très bon Zelda que nous avons pu tâter dès la sortie de la Wii en décembre 2006 (et une semaine plus tard sur GameCube).

On est (presque) passé à coté !
Malgré ce que beaucoup pensent, la première incursion de Link sur console portable ne fut pas sur GameBoy.
C’est 4 ans avant la sortie de Link’s Awakening que le héros vert pu se transporter.
En 1989 sort sur Game and Watch le sobrement nommé : Zelda.
Sur la console à deux écrans se tenait enfin le descendant des Hyliens pour en découdre une fois de plus avec Ganon, le démon sanglier !

Devant tant de titres réussis, on est en droit de se demander s’il n’existe pas des titres moins glorieux dans la saga.
Et bien, c’est sans fierté que je vous réponds OUI, et même trois fois OUI… Hélas !
Pour réussir cette prouesse, il faut d’abord une console quasi inconnue du grand public : la CD-i de Philips.
C’est ensuite dès 1993 que sort la première infamie qui porte bien son nom : Link : The Faces of Evil.
Très moche, d’une maniabilité douteuse et offrant autant de plaisir qu’un coup de fourche dans le dos, le titre ne connu (heureusement) pas le succès.
Pourtant, la même année est apparut Link : The Wand of Gamelon.
Même année, même résultat, et même accueil du public.
Que s’est-il passé dans la tête des développeurs pour nous proposer de telles abominations ? On se le demande encore.
D’ailleurs, comme si deux bouses ne suffisaient pas, en 1995 en sortit une troisième : Zelda’s Adventure.
Même pour les standards graphiques de l’époque, le jeu est immonde et ne procure aucune sensation aux joueurs.
Bref, trois ans pour trois tâches dans la belle carrière de Link, mais depuis, il s’est bien rattrapé !

A paraitre prochainement :
- Les incursions de Link dans d’autres jeux,
- Les produits dérivés,
- La légende continue…

















