L'évolution de la société par rapport à la mort

Si autrefois, la mort est assimilée à divers tabous, actuellement, les mœurs ont évolué avec la société et la conception de la perte de la vie se conçoit avec d’autres visions. En effet, le décès et la dépouille, ainsi que la sépulture, suivent une certaine évolution que même les principes et les coutumes prennent…d’autres tournures.

La mort, quand le monument funéraire se personnalise

Les mœurs évoluent, oui, quand on sait qu’autrefois, on apprête au décès, plus particulièrement au défunt, une image lugubre que même la vie des vivants semble être mise « entre parenthèse » pour cesser pendant ce moment, voire quelques mois qui suivent le décès. Aujourd’hui, et depuis le siècle précédent, on n’a plus peur de ces gens dont les activités tournent autour de cet évènement, dont l’appellation péjoratif « croque-mort » n’est plus utilisée. On a même droit à un catalogue de monument funéraire en ligne, et le choix nous sont proposés.

Ainsi, on aura droit à du maquillage pour donner au défunt une allure moins…sombre, on peut parer la chambre funéraire de fleurs et autres décorations, on arrive à faire revivre des souvenirs en diffusant les bons moments du défunt proche en film ou en diapositif, et on aura droit à tout un assortiment de monuments funéraires. Le métier de marbrier funéraire se démocratise jusqu’à offrir des monuments sous forme de..kit, à monter par la famille elle-même.

On peut très bien en…parler

Si parler de la faucheuse était avant très appréhendé, voire interdit, et qu’on lui assigne une image catastrophique, on est actuellement moins protocolaire, moins engourdi quand on invoque le sujet. Ainsi, la censure n’est plus effective sur certains sujets, y compris la fossoyeuse, et on peut avoir une autre vue sur le podcast « Mortel » sur la mort.

Certes, les mots utilisés peuvent encore « blesser » certaines oreilles, mais les thèmes sont objectivement traités, à savoir celui sur la « vie après la mort », celui sur « le poids du deuil », celui sur la « dernière demeure », celui sur le « corps du défunt » ou « voir la mort venir ». Fascinants, suscitant l’appréhension avant, déclenchant la peur et surtout tabous, ces sujets l’étaient avant, et si toutes les notions autour du décès sont cachées des yeux des autres, on reste toujours dans l’intimité mais on arrive à les « confier » à des professionnels dans le domaine.

Le décès à l’Occidental !

On assignait à la mort un caractère tabou, dans sa définition « il serait déplacé d’évoquer, en vertu des convenances sociales ou morales », un essai sur la société occidentale et la mort traite le thème, avec une certaine objectivité. On peut alors en connaître davantage sur le tabou et le déni, ce réflexe qui nous contraint à ne pas en parler et ce refus de le concevoir.

Dans certaines sociétés, comme celle des Africains, on sent un certain interdit qui tourne autour du défunt engendrant des contraintes aux proches, des appréhensions et des croyances à propos des revenants. Dans le concept occidental de la mort, on essaye de la dédramatiser pour l’intégrer dans le concept de « société de maîtrise ».

On reconnaît également cette « postmortalité » qui hante l’homme, généralement celui qui vit dans l’Occident, et qui se traduit par ce refus de vivre la décomposition du corps. Certes, on connaît les fameux élixirs de jeunesse, mais cette hantise se traduit par les chirurgies esthétiques, ces cyborgs virtuels que l’on invente comme des immortels. Et on ne confie plus son décès à la nature, on tend vers la « mort à la carte » comme on anticipe sa venue et la façon avec laquelle elle viendra, on arrive à la rendre moins « douloureuse » et à la retarder le plus longtemps possible.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *